Mais ils avaient réussi, ils savaient tout ce qu'il y avait à savoir sur Severus Rogue, ils en savaient plus qu'ils n'en avaient jamais su jusqu'à présent, plus que quiconque d'autre. Ils étaient remontés jusqu'à la cinquième génération de son arbre généalogique, sachant ainsi qu'il ne descendait pas d'une des Quatorze Famille, mais qu'il était bel et bien un Sang-Mêlés. Ils avaient répertorié tous ses sortilèges, grâce au livre des potions de Harry. Ils avaient ainsi pu y remédier, trouver les anti-sorts, ainsi que les antidotes aux nombreuses potions s'étant révélées poisons. Ils avaient, grâce à Drago, étudié la technique d'attaque, et de défense, de ce traître homme, pouvant ainsi se perfectionner dans les leurs. Ils avaient passé du temps incalculable pour créer leur propres sortilèges, pour ainsi avoir une longueur d'avance. Ils avaient tous mis en œuvre pour réussir.
Et tout cela pendant que la situation en dehors de Poudlard ne faisait que se dégrader. Les attaques devenaient un entraînement quotidien auxquels les Aurors devaient souvent faire face. Les pertes, aussi bien moldues que sorcière s'élevées chaque minutes un peu plus. Les magasins peinaient à rester ouverts, perdant chaques jours la maigre clientèle qui trouvait encore le courage de sortir, les commandes par correspondance connaissaient un essor incroyable.
Le ministre lui-même en était venu à poser sa démission, quelques semaines après la joute verbale qui avait eu lieu dans l'enceinte du collège, avec Harry, qui l'avait remis à sa place mieux que n'importe qui d'autre. En réfléchissant, il avait fini par comprendre que le jeune homme avait raison, qu'il n'arriverait pas à bout de la nouvelle menace si il restait Premier Ministre. Le lendemain, le Ministère avait sa lettre de départ.
Plus rien allez plus non plus dans le coté moldu. Les autorités n'avaient plus rien en main, tandis que le Ministre ne pouvait rien révéler de se qu'il se passer réellement, laissant, contre son grès, son pays dans l'ignorance la plus totale. Mais il faisait face, il se débrouille, mieux que Scrimgeour même, bien qu'il n'est pas du tout les mêmes moyens. La population moldue faisait face.
C'est donc dans un monde décimé, sans plus aucunes règles, sans même un semblant de gouvernement, qu'Harry Potter se leva se jour là, conscient que tout se jouerait aujourd'hui. Oui, il l'avait décidé, il avait prévenu tout le monde, aujourd'hui aurait lieu le dernier combat, son dernier combat contre les forces du mal. Il l'avait dit, après cela, il ne voulait plus entendre parler de sortilèges impardonnables, de Mangemorts, de Maître des Ténèbres, de sangs pures et autres calomnies. Aussi avait-il accepté le poste de professeur proposé par Albus il y a de cela quelques temps, au plus grand plaisir de Ginny, n'ayant plus aucunes craintes à avoir ainsi.
La jeune femme s'était remis de ses malheurs avec de la peine, mais les avaient surmonté avec l'amour de son mari, de sa famille, de ses amis. Elle avait remonté la pente, comme on dit, avec beaucoup de courage.
Tout le monde, en grande partie, serait à ses cotés se soir, Harry le savait, ils le lui avaient dit, et il n'avait rien pu répondre à un de leur argument ; Rogue n'avait pas créé d'Horcruxe, il n'était pas aussi dangereux que Voldemort, il n'était pas le seul à pouvoir le vaincre, ils pourraient l'aider, et ils le feraient.
La journée se passa dans le silence la plupart du temps, chacun refusant d'ouvrir ne serait-ce qu'un journal, une revue, par peur d'y voir encore et encore une nouvelle attaque dans une ville ayant déjà si souffert de la guerre. Personne n'osaient parler, tous répétant silencieusement tous les nouveaux sorts, plus puissants les uns que les autres. Même Sirius et James, d'habitude si farceurs, même dans les moments de doutes comme celui-ci, n'étaient pas dans leurs assiettes, même si ils voulaient faire croire le contraire, et Lily les avait très vite démasqués...
La peur au ventre ils partirent, Harry, Ron, Hermione, James, Sirius, Lily, Moly, Ginny, Rémus, Dumbledore, Maugrey, Drago, Fleur, Bill, Fred, George, et tant d'autre, Aurors ou membres de l'Ordre, tous. Le temps était orageux, comme leurs sentiments, n'arrivant pas à se décider si il allait pleuvoir ou pas. Mais du coté des combattants, la décision était prise, il allait bel et bien pleuvoir des sorts, par centaine si il le fallait. Leur but était de mettre les forces de Mal hors d'état de nuire, d'emprisonner le plus de Mangemorts possible, pour qu'il ne reste plus qu'à les juger, seule tâche que le Ministère pouvait accomplir seul.
Ils savaient qu'il y aurait des pertes de leur coté, le moins possible ils espéraient, mais ils étaient certains d'une chose, le camp adverse payerait pour toute les années de guerre, de souffrance, de peine, de chagrin qu'ils avaient du endurer par sa faute. Qu'ils aient été du règne de Voldemort ou de Rogue, tous mordront la poussière.
Comme poussé par une force intérieure, Harry les avaient mené dans le cimetière où était enterré de père de Voldemort, comme si il avait le pressentiment que tout devait se finir la où tout avait commencer, ou recommencer, selon le point de vue, il y a de cela quelques années maintenant, quelques années de trop sans doutes.
Et ils arrivèrent, tous, par dizaines, la seule barrière les empêchant de vivre en paix, dans un monde organiser, sans terreur. Les combats s'enchaînèrent, sanglant, sans pitiés, causant des ravages dans le clan du Mal, épargnant le camp du Bien, comme par magie, grâce à la rage présente dans chacun des membres du corps de toutes les personnes concernées. Elles avaient perdues bien trop de proches chers, elles se devaient de les venger.
Seul Harry, bien que combattant activement contre les Mangemorts, gardait es pieds sur terre, cherchant des yeux sans cesse une seule personne. Lui. Il le voulait, il voulait se venger sur lui plus que quiconque. Sur celui qui fut son professeur de Potion, puis de Défense, avant d'être son ennemi numéro un. Il avait comprit avant les autres que cet homme serait dangereux, personne ne le croyait, mais il avait toujours sus. Et voila qu'il tenait enfin sa revanche, car, d'un certain coté, sans Rogue, jamais il n'aurai connu les années de souffrances durant l'absence de ses parents.
Quand Il arriva, Harry fut le premier à le voir, délaissant la vingtaine de Mangemorts ayant survécus à leurs assaillants, il savait que les autres s'occuperaient d'eux, que son camp avait subi moins de perte qu'il le pensait. Ils s'étaient entraînés nuits et jours pour cela.
De son coté, en voyant tout ses fidèles tomber les uns après les autres, Rogue avait comprit qu'il n'avait plus aucunes chances de son coté, qu'ils étaient plus forts que lui, que les mois de terreur qu'il avait réussit à leur faire endurer seraient les seuls, il n'avait pas été à la hauteur de Lord Voldemort.
Premier sort. Il l'évita, répliqua sans tarder, par un sort moins maléfique, mais tout aussi puissant, si ce n'est plus. Il enchaîna, sorts sur sorts, toujours plus puissants, sans laisser le temps à son adversaire de souffler, parant les sorts avec toujours autant de facilité, mettant son ennemi dans une rage folle de voir que tout ses chers sortilèges n'étaient désormais plus si dangereux, maintenant qu'ils étaient parvenus à réaliser l'anti-sort. Attaques sur attaques, Harry savait qu'il avait le dessus sur Rogue. Il sentait les regards se tourner vers lui, de plus en plus nombreux, montrant que nombres des vingt Mangemorts encore dans le combat au début étaient désormais hors compétition. Un regard sur le coté fit fondre ses craintes, sa Ginny n'était pas touché, sa famille non plus, Rémus et Sirius sains et saufs. Les pertes de leur coté n'avaient vraiment pas été nombreuse.
Le combat lui sembla duré une éternité, lorsque son dernier Experliamus éjecta Rogue contre un arbre, lui enlevant le dernier souffle de vie encore présent dans son corps. Son règne était terminé, Harry l'avait vaincu, il n'avait même pas utilisé de sortilèges impardonnables.
Il avait accomplit la prophétie, il avait vaincu le Mal, lui et ses proches. Il avait fait ce pour quoi il était venu au monde, il avait aidé celui-ci dans les nombreuses guerres qu'il avait du supporter. Il avait fait face à son destin, fier, courageux, noble, comme le fut son ancêtre contre celui de Voldemort, Griffondor contre Serpentard, les Rouges contre les verts, le Bien contre le Mal. Ils avaient triomphaient. Tout était fini.