- Dépêchez-vous les enfants ! ne pu s'empêcher de crier la mère des Weasley. Une voiture du ministère arrive dans une demi-heure.
- On n'y va pas en transplanant ? hasarda Ron.
- Non, Ginny n'a pas son permis et avec les bagages cela ne serait pas facile. De plus, il est impossible de transplaner dans l'enceinte du collège, aurais-tu oublié l'Histoire de Poudlard, Ron ?
Ron ne répondit pas, n'ayant pas lu le livre d'un millier de page, et plus personne ne contredit plus Mrs Weasley. Ils étaient tous près à dix heures moins le quart, à leur plus grand étonnement. A dix heures, la grande voiture magique du ministère arriva, Harry s'installa à l'arrière avec Ginny, Ron et Hermione devant eux et Mr et Mrs Weasley devant, avec le chauffeur. Ils arrivèrent à la gare une quinzaines de minutes avant le départ, ce qui laissa place à la pagaille générale. Ils constatèrent qu'il n'y avait pas autant d'élèves que lors des dernières années, la renaissance de Voldemort avait fait son effet. Ils s'arrachèrent aux embrassades et prirent un compartiment vide.
- Harry, nous sommes désolés, mais nous devons rejoindre les préfets, Ron et moi, s'excusa Hermione.
- Ce n'est pas grave, parla Ginny, prenant la parole de Harry, de toutes façons, Harry et moi devons parler.
Une fois seule, Ginny s'approcha de Harry qui arborait un air de parfaite incompréhension. Le regard que Ron lui avait lancé avant de franchir le pas de la porte lui disait que lui non plus ne savait pas ce que sa soeur voulait lui dire, ce qui l'inquiéta. La tête de Ginny sur son épaule, Harry lui demanda :
- Tu voulais me parler ?
Le ton décontracté qu'il avait voulu ne prit pas la forme espérer, par chance, la jeune fille ne s'en aperçut pas.
- Oui... commença-t-elle. L'autre jour, tu m'as demandé en mariage et j'ai accepté...
- Si tu refuses... commença Harry, les entrailles menaçant de lâcher prise.
- Non, non, ne t'inquiète pas ! s'exclama Ginny. Je pensais juste à après...
Harry avait compris ce qu'elle voulait savoir. Où ils vivraient, ce dont il n'était pas sur, mais il lui répondit tout de même :
- Je te laisse le choix; il y a le Square Grimaud, Godric's Hollow que nous pouvons refaire, ou une autre maison que nous pourrions acheter et que tu choisirais.
- En fait, j'aimerais refaire la maison de tes parents... si tu es d'accord bien sur.
- Bien sur ! Mais tu en es sur ? s'exclama Harry, heureux d'habiter dans un futur proche dans la maison de ses parents.
- J'y ai longtemps réfléchit et l'idée me plait de plus en plus, termina Ginny, un sourire aux lèvres.
- Mais tu crois que ta mère acceptera que tu partes avant ta majorité ? Surtout en ces temps...
- Avec toi, elle me laisserai aller n'importe où, rigola Ginny, et puis, elle a accepté le mariage, alors elle doit se douter que nous allons partir.
Pour toute réponse, Harry l'embrassa. Les mots seraient inutiles, ils gâcheraient son bonheur. Se fut Ginny qui le ramena à la réalité :
- Nous devrions mettre nos robes, le train commence à ralentir et j'aperçois Près-au-Lard.
Ron et Hermione les rejoignirent peu de temps après, à la fin de leur réunion.
- Dire que c'est notre dernière année... fit Hermione, nostalgique.
- Oui... et sans Dumbledore... soupira Ginny.
A cette pensée, Harry s'assombrit, le souvenir de leur ancien directeur lui était encore trop douloureux pour en parler librement. Ginny se rendit compte de ses paroles :
- Je suis désolée Harry, je ne voulais pas...
- C'est rien, je dois m'y faire... répondit-il vaguement.
Le silence tomba, ils avançaient doucement vers les calèches qui les amèneraient comme tout les ans devant l'immense château. Harry ne pu s'empêcher de tourner son regard vers la tour d'astronomie d'ou le directeur était tombé l'an passé, se promettant de ne jamais y aller cette année, sentant son coeur se serrer. Il devait se venger, il se l'était promit quand il était encore à Privet Drive. Il suivit ses amis qui montaient déjà l'escalier menant au Hall d'entrer. Ils s'installèrent tous les quatre à la table des Griffondors et attendirent, toujours dans le silence l'arrivé de la directrice, de Mc Gonagall, de la répartition des première année et du discourt qui précèderait le festin de début d'année. Ginny brisa le silence :
- Vous savez qui peut être le nouveau professeur de Défense contre les forces du Mal ?
- Pas du tout, il n'y a personne de nouveau à la table des professeurs mais une chaise est vide, c'est ce qui m'inquiète, fit Harry.
La fin de la répartition arriva, les élèves de Serpentards se voyant considérablement diminué.
La directrice se leva.
